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Sainte
Julienne de Norwich
et les Révélations de
l'Amour Divin
Cette
recluse du XIVe siècle est connue grâce aux
révélations reçues à l'âge de 30 ans.
Le 13 mai 1373, au cours d'une maladie grave, Julienne reçut
en effet seize visions qu'elle mit ensuite par écrit. D'abord
dans une
version courte, et vingt ans plus tard, dans une deuxième
version
élargie et mûrie. C'est le premier livre écrit par
une femme en langue anglaise. Thomas Merton désigne Julienne
comme étant la plus grande théologiennne d'Angleterre
avec John-Henry Newmann.
Les
Révélations
Les écrits de Julienne
sont d'une fraîcheur inouïe.
Dans une époque troublée et tourmentée par la
Guerre de Cent Ans, la peste noire, le schisme d'occident, le Christ
vient redire, par l'entremise de cette jeune femme, qu'il a vaincu tout
mal par sa mort sur la Croix. Par les visions reçues, Julienne
saisit profondément combien la confiance dans l'Amour Divin doit
être plus forte que tout regard pessimiste. Elle grandit dans
cette même confiance en la miséricorde divine que
Thérèse de Lisieux aura cinq siècles plus tard.
Julienne répète
que ses visions lui furent
accordées pour consoler et réconforter toute personne,
sans exception,
pour que tous comprennent combien Dieu les aime et pour leur apprendre
à s'aimer les uns les autres. Elles les reçut de trois
manières: par représentation corporelle, par
compréhension intellectuelle et par vue spirituelle. Des cinq
visions découlent les seize révélations.
Mystère
de la Passion et de la mort du Christ
Dans ses
révélations, le Christ
répond au désir de Julienne
d'être
profondément pénétrée de sa Passion. Il se
montre à elle crucifié, souffrant et mourant. Mais la
compréhension qu'il lui en donne fait contraste avec le climat
sombre de l'époque. Jésus conduit Julienne dans le
profond mystère du salut où la joie de la Trinité
surabonde. Car l'Oeuvre accomplie par le Christ dans sa Passion et dans
sa mort réconcilie l'être humain avec son Dieu. Julienne
ne voit à aucun moment la colère de Dieu, mais
plutôt, la joie surabondante de voir tous ses enfants
à nouveau en lui. Une Oeuvre insoupçonnée
demeure cachée au coeur de la Trinité faisant croire
à Julienne que "tout finira bien". Le Christ le lui
répète à plusieurs reprises, la conduisant petit
à petit à une espérance renouvelée.
Réclusion
Suite
à ces visions, Julienne se retire dans un ermitage annexé
à une église de sa ville natale de
Norwich. Elle y vivra comme recluse jusqu'à la fin de sa vie
où elle méditera sans cesse les enseignements
reçus. Le nom qu'elle porte ne serait pas celui de son
baptême, mais plutôt celui du patron de cette
église, saint Julien. Elle entre donc dans un effacement
complet, comme Jean le Baptiste, pour laisser toute la place au Christ
dans sa vie: "Il faut qu'il
grandisse et que moi, je diminue" ( Jn 3, 30). Naîtra
alors la deuxième version des
révélations vingt ans après les avoir
reçues.
Figure
oecuménique
Julienne a exercé, de
son vivant, un rôle
considérable, comparable à celui de Catherine de Sienne,
dont elle est la contemporaine, ou de Brigitte de Suède. Elle
est vénérée autant dans l'Église catholique
que dans la communion anglicane et même dans la tradition
épiscopalienne qui voit naître en 1982
un ordre monastique portant le nom de la recluse. Depuis une vingtaine
d'années, des dizaines de livres ont paru sur les
écrits de Julienne, la faisant connaître et aimée
du grand public. L'église Saint-Julien, restorée en 1953,
est maintenant un sanctuaire dédié à Julienne.
À proximité, l'Association Internationale des amis de
Julienne de Norwich tient ses locaux. Et sur la façade de la
Cathédrale de Norwich, la statue de Julienne est à
côté de celle de saint Benoît, puisque Julienne
aurait été affiliée à l'Ordre
bénédictin.
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Angleterre
1342-1416
Fête
locale
14 mai
Aussi
célébrée dans la communion anglicane.
Ville de Norwich
En 2007, la Grande
Chartreuse inclut Julienne dans sa liturgie l'insérant dans le
temps de l'Avent.
Le lectionnaire C
couvre
des auteurs du 12e au 20e siècles
complétant le lectionnaire A
strictement patristique.
Sites
anglophone
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