Jeanne Leber Les Recluses Missionnaires
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Mois de mars: Série sur les recluses de jadis - Sainte Yvette de Huy, XIIe siècle

Publication des icônes de sr Jacqueline Poirier dans Prier avec une icône

L'Année sacerdotale chez les Recluses, avec lectures bibliques.


Monastère de Saint-Jérôme
Fermeture du monastère en septembre

Chers amis,

C'est avec regret que nous vous annonçons la vente et la fermeture de notre monastère de Saint-Jérôme. La
fermeture est prévue pour le mois de septembre de cette année. L'accueil pour des séjours à l'hôtellerie est discontinué à partir de la fête de
Pâques.

Construit en 1958, le monastère est devenu, au fil des ans, un lieu d'adoration eucharistique et de prière contemplative. Depuis plus de 50 ans, des femmes et des hommes fréquentent le monastère. Ils viennent s'y recueillir, y prier et célébrer l'Eucharistie; ils viennent confier à notre prière leurs joies et leurs souffrances, leurs projets et leurs espoirs; ils viennent chercher consolation et réconfort. Des liens d'amitié et de confiance sont nés, se sont tissés, ont grandi. Nous espérons que ces liens subsisteront malgré notre départ.

Quant à nous, Recluses nous avons apprécié la proximité chaleureuse des Jérômiens qui donnait à ce monastère un cachet tout particulier de convivialité. La beauté de la nature, le grand boisé favorisant le recueillement et l'émerveillement nous manqueront.

Nos soeurs présentement à Saint-Jérôme seront relogées au monastère de Montréal. Soyez assurés que, toutes, nous continuerons de vous porter dans notre prière et dans notre coeur, vous-mêmes et toutes les personnes qui vous sont chères.

Nous demeurons en communion.

Soeur Louise Marie Dupras

supérieure génnérale


  Réflexion sur Haïti

OÙ EST-IL TON DIEU ?

La tragédie survenue en Haïti ramène de façon brûlante la question des injustices et du mal. Un grand mystère! Certains ont parlé de punition ou de volonté de Dieu, le Juge sévère et vengeur. Bien des Églises chrétiennes nous ont parlé à satiété du Dieu Tout-puissant qui contrôle tout et peut tout. C’est un concept à deux tranchants. C’est une projection sur Dieu de nos propres désirs de puissance, de contrôle et de vengeance, de nos esprits tourmentés et tordus. Cela n’a rien à voir avec le Dieu de Jésus-Christ présenté comme un Bon Papa (Abba), tendre et miséricordieux (Luc 15, 11-32). De sorte que les chrétiens se font souvent demander : où est-il ton Dieu? Ce bon papa n’est-il pas absent de ce monde? Ne l’a-t-il pas abandonné comme son Fils unique sur sa croix : «Père pourquoi m’as-tu abandonné?» a crié Jésus. La question qui tue… ou qui nous ressuscite… Pour vous faire votre propre opinion, allez consulter quelques pages de l’Évangile et passez beaucoup de temps en silence.

Pour les chrétiens, dont je suis (catholique), Dieu s’est manifesté en plénitude dans la personne de Jésus de Nazareth et malgré l’échec apparent de sa mission, pour nous, Il est ressuscité, toujours à l’œuvre dans notre monde. Né dans une étable, ayant connu l’exil pour échapper au massacre d’enfants d’un puissant jaloux de son pouvoir, ayant mené une vie ordinaire dans un bled perdu, étant devenu prêcheur itinérant, il a fréquenté les pauvres, les femmes et les exclus (ce qu’un bon rabbi n’aurait jamais fait), interpellé les riches au partage et à la justice, fustigé durement les autorités religieuses qui se servaient de Dieu à leurs fins et imposaient des jougs insoutenables au peuple (Mt 23). Il en a payé le prix en mourant exécuté sur une croix comme un mécréant. Échec et mat! Pas très vendeur comme visage de Dieu…

Alors, aujourd’hui, ce Dieu Tout-Amour, donc Tout-Vulnérable, manifesté doux et humble de cœur en Jésus (Mt 11, 25-30), compatissant et solidaire des exclus de la «table commune» se retrouve sous les décombres des «injustices naturelles», sociales et autres violences mais surtout debout avec ceux et celles qui résistent aux puissances de mort, qui espèrent, qui servent leur prochain et qui se battent pour la justice, la dignité et la liberté, quitte à y laisser leur vie. Il est toujours vivant en eux, surtout quant à moi, dans les mères haïtiennes et les autres «porteuses de vie» de par le monde.

PS. Contemplez le tableau de Rembrandt, l’enfant prodigue

Gérard Laverdure, associé

Source
    http://www.reclusesmiss.org/mb/qdn.htm

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