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COMMENTAIRE Depuis son Ascension, le Christ
n'a plus qu'une apparition possible, et c'est la nôtre. Le seul
visage qu'il puisse montrer à nos contemporains, pour les
appeler, pour les convertir, c'est le nôtre. Quand il s'agit du
témoignage d'une «foi», le témoignage
ne se réduit pas à la parole. Ce qui est premier dans le
témoignage de foi c'est avant tout l'être du témoin.
Cette atttestation se vérifie par la qualité d'une existence dont les valeurs humaines et spirituelles rayonnent. Ce témoignage-vie émane en effet de la personne, à son insu et dans le silence, telle la lumière qui chasse les ténèbres par sa seule présence. Nous devenons de bons témoins, de bons missionnaires dans notre milieu en nous mettant à la suite de Jésus, le Témoin parfait, lui qui a donné sa vie pour nous. Notre amour inconditionel du prochain, notre compassion et notre dévouement doivent pouvoir aller jusque là! Le Royaume des cieux est comparable à
un champ de blé
où se mêle aussi l'ivraie (cf. Mt 13,24-26). Il est
comparable à du levain
qu'une
femme a enfoui
dans la pâte (Mt 13,33).
C'est
si simple! Le blé est blé et porte fruit, sans
écraser l'ivraie. Il suffit qu'il soit blé!...
Une minime quantité de levain suffit pour que toute la pâte devienne un bon pain rond et goûte bon! Une petite pincée de sel donnera saveur aux aliments. Vous êtes le sel de la terre (Mt 5,18). C'est de l'intérieur que la transformation se fait. Si notre coeur bat au rythme de l'Esprit de Jésus, notre vie est salée au goût de l'Évangile. Notre coeur est fermenté par le levain de l'Amour et les fruits de l'Esprit jaillissent de cette source intérieure qui nous alimente. Soyons donc des témoins agissants de l'amour du Christ manifesté dans l'Eucharistie que nous adorons. Et n'oublions pas que ce que nous sommes parle plus fort que ce que nous disons! |
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Dans la vie de Jeanne Le Ber ... Aussi paradoxal que cela
puisse paraître, Jeanne a su concilier un détachement
total des créatures et un amour intense des créatures.
Elle a atteint cette maturité de l'amour qui consiste
à donner et à se donner, et cela indépendamment du
mode de vie. Dans la foi elle a touché ce point
d'équilibre où l'amour du Seigneur et l'amour de ses
frères ne font plus qu'un.
Jeanne LeBer, Recluse de Ville-Marie, Les Recluses Missionnaires.
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| VOS
COMMENTAIRES |
| dans le quotidien... |
Témoigner au coeur de
l'Église et du monde![]() « Vous allez recevoir une
puissance, dit Jésus,
celle de l'Esprit Saint qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la terre » Actes 1,8 Imprégnée de cette
affirmation biblique j'ose, en toute humilité, partager ma
conception de ma mission d'associée à la
spiritualité reclusienne.
![]() 1) Communion au pain eucharistique: Dans ma vie, j'ai eu l'occasion et le privilège de participer à de multiples célébrations eucharistiques (famille catholique pratiquante, trois ans de pensionnat avec messe quotidienne, proximité d'une église et accès à des célébrations eucharistiques durant ma carrière d'enseignante et de directrice d'école, agente de pastorale en paroisse). Jamais, cependant, je n'avais autant compris l'importance du Christ donné que depuis mon engagement comme associée. Voilà pourquoi je tente de m'imprégner davantage de ce Jésus d'amour, ce Jésus qui s'offre au Père, à chaque étape de l'Eucharistie. J'offre ma journée pour être vraiment «témoin», même à mon insu, avec l'aide de Jésus et de Marie, consciente que seule je n'y parviendrais pas, dans ce monde tourné vers les biens matériels. Est-ce que je réussis? Je laisse au Seigneur le soin de juger de mon mérite en lui faisant confiance, puisqu'il est Amour. C'est ma façon de persévérer malgré mes imperfections en me disant: «Je ne suis que celle-là,» pauvre outil, mais riche du baptême et des dons de l'Esprit pour accomplir ma mission dans le monde. 2) Engagement social: Ma
mission d'associée serait incomplète sans mon engagement
social qui a pris diverses formes au cours des dernières
années (présidente de CA au niveau local et
régional dans le domaine de la santé, présidente
du CA de la CDC "Corporation de
Développement Communautaire
à RDP", membre du CA avec les directeurs d'écoles
retraités et avec l'association des CLSC et des CHSLD,
implication en paroisse au sein du CPP et comme agente de pastorale).Les aspects de la règle de vie des associés qui m'interpellent dans ces travaux touchent notamment la justice sociale, la pauvreté avec ses impacts sur les individus et les familles, la solidarité humaine, ainsi que l'objectif de «proposer Jésus-Christ, aujourd'hui» énoncé par l'Archevêque de Montréal. Mon modèle dans cette vie laïque est Jésus qui a voulu «prendre notre vie réelle par le travail quotidien». «C'est en peinant aux humbles tâches que le Christ muet de Nazareth nous enseigne comment utiliser nos petitesses humaines pour les transformer en choses divines.» Jésus m'apprend chaque jour dans mes implications, parfois fructueuses, souvent décevantes, comment valoriser mes actions en me confiant à LUI offert au Père. La réflexion suivante tirée de l'annexe 9 de la règle de vie «Le Christ et la vie de tous les jours» se veut mon élan d'espoir vers la sainteté proposée à tous les chrétiens: «L'existence quotidienne avec ses tâches, son obscurité, est spécialement efficace pour cette vraie promotion de l'humain: LA SAINTETÉ. La sainteté n'est pas dans le lointain de l'avenir, mais dans la minute présente. Elle n'est pas non plus dans l'exceptionnel, mais dans le détail ordinaire.» Engagée par le baptême sur la voie de l'amour du Christ, j'ai confiance, avec l'aide de Marie notre Mère, d'ajouter ma petite pierre pour faire «oeuvre d'Église» comme associée aux Recluses Missionnaires. Cécile L. |