Verrière de la Basilique Notre-Dame, Montréal Photo et numérisation André Tremblay, Photographex |
Jeanne Le Ber (1662-1714) vécut en
réclusion totale, tout
d’abord dans
la maison paternelle, puis dans une annexe de la chapelle des Sœurs de
la Congrégation de Notre-Dame, au temps de Marguerite Bourgeoys.
Son père, Jacques, était un riche marchand de la colonie
naissante de Ville-Marie; sa mère, Jeanne, appartenait à
l’intrépide famille des Le Moyne. Jeanne, femme exceptionnellement équilibrée, vécut fidèle à son idéal jusqu’à sa mort survenue à l’âge de cinquante-deux ans. Dans son reclusoir, elle a brodé des chefs-d’œuvre dont quelques-uns sont conservés. Son mode de vie nous apparaît aujourd’hui plus admirable qu’imitable. Toutefois, l’esprit qui l’a animée peut s’harmoniser à tout cadre de vie. Il est à noter que Jeanne était une recluse laïque. Pour leur part, les Recluses Missionnaires d’aujourd’hui, tout en s’inspirant des traits caractéristiques de Jeanne, les adaptent aux possibilités actuelles. Comme Jeanne, elles sont attirées par ce qu’elle appelait sa pierre d’aimant, le Christ présent dans le pain eucharistique. Comme Jeanne, elles intercèdent pour leurs frères et sœurs. Comme Jeanne, elles affectionnent une vie de silence et de solitude. C’est en l’honneur de Jeanne Le Ber que les sœurs Recluses Missionnaires portent le nom de « Recluses » et c’est en souvenir d’elle également qu’elles ont choisi une couleur grise pour leur habit monastique. Rassemble
le monde entier
au creux de ton amour. Aelred de Rievaulx, moine, à sa soeur recluse, XIIe s.
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