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Sainte
Mélanie
la Jeune
recluse à Jérusalem (
Partie II )
Désir de se rendre en Terre Sainte Pendant ses années de vie monastique dans la ville de Thagaste, un désir habitait le coeur de sainte Mélanie. En 417, voulant aller plus loin dans la suite du Christ, Mélanie se rendit en Terre Sainte avec son époux et sa mère. En route, ils firent escale à Alexandrie où l'évêque saint Cyrille les accueillit. Réclusion sur le Mont des Oliviers Arrivée à Jérusalem, Mélanie vivant dans la plus extrême pauvreté, s'installa sous les portiques de l'Anastasis où elle resta de longues heures à contempler le rocher de la Croix, aujourd'hui recouvert par l'église du Saint-Sépulcre. Elle retrouva sa cousine Paula qui vivait auprès de saint Jérôme à Bethléem. Mélanie fit aussi la rencontre du moine Pélage qui l'informa de son désir de demeurer dans la communion catholique malgré sa négation de la grâce et du péché originel. Elle se référa à saint Augustin qui lui répondit en 418 par le double traité : De gratia (Sur la grâce du Christ) et De peccato originali (Sur le péché originel). C'est ainsi que Mélanie s'opposa avec force aux partisans du pélagianisme. De retour de son expédition en Égypte pour y faire l'aumône, Mélanie entra en réclusion complète en 419, pour une période de douze ans, dans une cellule sur le Mont des Oliviers, ne recevant que sa mère, son époux et sa cousine Paula. En 431, à la mort de sa mère, Mélanie sortit de réclusion et fonda un monastère sur le Mont des Oliviers. Il fut rapidement peuplé par quatre-vingt-dix vierges sur lesquelles elle n'assuma pas la direction, se contentant de leur donner des enseignements spirituels et se faisant la servante de toutes avec sollicitude et tendresse. Prenant exemple sur la vie des Pères, Mélanie exhortait ses compagnes à la persévérance dans le combat spirituel, à la vigilance contre les pièges du malin, au zèle et à la concentration de l'intelligence dans la prière nocturne, mais surtout à la charité. Elle disait : "Toutes vertus et toutes ascèses sont vaines sans la charité. Le diable peut aisément imiter toutes nos vertus, il est vaincu seulement par l'humilité et la charité." Tombée malade en fêtant la Nativité à Bethléem en 439, Mélanie livra son testament spirituel aux moniales, les exhortant à garder leurs lampes allumées, telles les vierges sages de l'évangile de Matthieu (25, 1-13). Au bout de six jours de maladie, à l'âge de 56 ans, elle s'endormit doucement en prononçant ces paroles : "Comme il a plu au Seigneur, voilà ce qui est advenu." Des moines venus des monastères, des déserts et de toutes les extrémités de la Palestine célébrèrent une vigile. |
Vénération
Depuis
la mort de sainte Mélanie, la Tradition grecque a toujours
conservé sa mémoire vivante. Ce n'est qu'à la fin
du 19e siècle, qu'elle fut découverte dans la Tradition
latine, grâce à des recherches d'un Cardinal.
PublicationsEn
1884, deux manuscrits ont été découverts par le
Cardinal Rampolla qu'il publie lui-même par la Presse Vaticane :
En 1905, le Cardinal
Rampolla publie la vie de sainte Mélanie la faisant ainsi
davantage connaître dans la Tradition latine.
Apostoleion
Le monastère de
Sainte Mélanie avait été détruit vers
614, lors
de l'invasion perse. Peu avant la Première Guerre Mondiale
(1914-1918), des fouilles avaient été
effectuées par les Pères Blancs sur le lieu de la
Basilique Apostoleion. Il y eut une tentative de restauration qui
aboutit à la construction d'un Carmel où la
prière du
Notre-Père est lisible dans près de 150 langues sous
forme de mosaïque. Ceci rappelle l'enseignement donné par
Jésus à ses disciples sur le Mont des Oliviers.
Patronne des bouquinistes ![]() |
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