|
COMMENTAIRE Les béatitudes sont comme un jaillissement du coeur de Jésus. Le trop-plein de ce qu'il vit lui-même au plus profond de son être. Le Pape Benoît XVI ira jusqu'à dire les Béatitudes, c'est la biographie intérieure de Jésus. Jésus "proclame" les béatitudes. Elles ne sont pas des ordres mais un appel, une invitation. Une route à perte de vue, à perte de soi, nous le savons bien. Nous les accueillons sans savoir jusqu'où nous irons... Ce chemin ouvre sur l'infini. Nous y avançons par des dépouillements successifs, qui nous semblent illimités. Il ne s'agit pas d'acquérir mais de se perdre soi-même. Le but s'éloigne à mesure que nous avançons, que nous descendons en profondeur. C'est notre propre coeur qui est creusé par l'Esprit. Les béatitudes sont essentiellement fruits de l'Esprit. Elles nous amènent à avoir les attitudes mêmes de Jésus. Elles ne peuvent être pleinement saisies que dans la mesure où nous les embrassons comme une façon de vivre; car ce n'est qu'en les vivant que nous découvrirons à quel point elles sont vraies. Il n'y a pas d'autre voie pour saisir leur vérité. Le ton des béatitudes en est un d'encouragement, si bien qu'elles sont un splendide antidote contre le pessimisme. Puissions-nous nous ouvrir à cette parole de Dieu qui est paix et bonheur pour notre coeur et pour tout notre être, et nous rayonnerons la vraie joie. Si nous ouvrons notre coeur à cette parole, il se passera certainement quelque chose en nous. Nous pouvons demander à Marie de nous aider, Marie qui fut pure réceptivité à la Parole qui suscita en elle la réponse parfaite. |
|
Dans la vie de Jeanne Le Ber ...
Les
béatitudes, ces
énoncés de mort-résurrection proclamés par
Jésus, étaient pour Jeanne autant de motifs
d'espérance. Même les béatitudes qui supposent un
contact direct avec le prochain: «Heureux les doux, les
miséricordieux, les artisans de paix», étaient
chez-elle des attitudes essentielles influençant sa vision du
monde et des choses.
Jeanne
LeBer, Recluse de Ville Marie, Les
Recluses Missionnaires
|
| VOS
COMMENTAIRES |
| dans le quotidien... |
| Pauvre, Marie, dans son «Voici la
servante du
Seigneur, qu'il m'advienne selon ton bon
plaisir». La
réponse spontanée, pleine
d'amour et
de totale disponibilité m'est devenue refrain intérieur,
prière du coeur qui surgit, qui m'habite profondément. Je suis convaincue que Dieu me veut heureuse en Lui et par Lui, dans une vie d'intimité qui peut atteindre des profondeurs insoupçonnables . Bien sûr, je ne peux être pleinement consciente de toute cette vie qui m'habite et m'anime en profondeur. L'Infini me demande d'adhérer sans tout comprendre ni analyser. C'est l'abandon à l'Amour dans la confiance de «l'enfant, repu, tout contre sa mère» (Ps 130). La confiance du tout-petit m'interpelle profondément. Je goûte l'amour maternel de Dieu, la «hesed» de Yahvé pour moi. Je ne peux que rendre grâce de recevoir ce cadeau de la saisie plus profonde de l'Abandon confiant du pauvre qui accueille sans analyser et qui ne compte que sur son Abba. La Béatitude, i.e. le BONHEUR le plus exaltant et durable est de se savoir aimé de Dieu et toujours accompagné. En Dieu, je ne suis jamais seule. Cette expérience de foi me conduit à vivre toujours davantage avec Dieu, par Dieu et pour Lui seul. Comme associée à la Famille reclusienne, je vis une certaine forme de «réclusion» adaptée à ma condition et à mon milieu. Oui, je suis vraiment heureuse de Dieu. Heureuse du Dieu révélé en Jésus Christ, Dieu Abba, toujours présent et bienveillant pour chacun de nous. Monique (Gatineau) |