|
ICÔNE
de la TRINITÉ
DESCRIPTION Reproduction
de l'icône de Saint André Roublev, cette
icône est dite de LA TRINITÉ. Elle reprend le thème
du mystère trinitaire associé à
l'hospitalité qu'Abraham offrit aux trois anges, selon le
récit de Genèse 18, 1-3, sous le chêne de
Mambré.
À remarquer, le schéma circulaire de la composition qui unit les trois personnages comme en une sphère éternelle où circule une communion entre eux, intensifiée par la direction des regards. Généralement, on identifie l'ange du centre aux vêtements bleu et pourpre au Fils incarné, le Christ. Le Père serait à notre gauche. Il porte un manteau diaphane et lumineux qui laisse transparaître une tunique bleue pâle; ces couleurs suggèrent qu'il est la source de la Vie divine. Son buste droit, dans une attitude royale, semble recevoir la vénération des deux autres anges inclinés vers lui. Derrière le Père, les lignes verticales d'une maison accentuent la royauté et expiment la primauté; il est comme le Maître de la maison. Le troisième personnage (à droite) porte un manteau vert transparent qui signifie la vie nouvelle. C'est l'Esprit Saint. Sous le manteau, il porte une tunique bleue qui signifie la divinité. Les
visages sont jeunes et imberbes, ils expriment l'éternelle
jeunesse de Dieu. Sur la table, la coupe du sacrifice vers laquelle
semble se diriger la main droite de l'Esprit désigne le don
eucharistique; coupe que les mains du Père et du Fils
bénissent d'un geste identique. La montagne derrière
l'Esprit Saint signifie l'Église. L'arbre, tout en rappelant le
chêne de
Mambré, peut aussi figurer le bois de la croix. L'espace
rectangulaire sous la coupe représente le monde sauvé par
le sacrifice de l'Agneau immolé.
PRIÈRE ET CONTEMPLATION En
contemplant cette icône que montent de notre coeur les psaumes 23
et 26 : "Seigneur,
j'ai aimé la beauté de ta Maison et le lieu où
réside ta Gloire..."; "...admirer le Seigneur dans sa
beauté et m'attacher à son Temple"; "C'est ta face,
Seigneur, que je cherche; ne me cache pas ta face".
Réciter lentement le Credo ou reprendre la prière de la bienheureuse Élisabeth de la Trinité : "Ô mon Dieu, Trinité que j'adore". Icône
écrite par une recluse missionnaire
|
|
CREDO
Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l'Esprit Saint, à la Sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection des morts, à la vie éternelle. Amen.
|
Prière
d'Élisabeth de la Trinité
"Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité; que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère! Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos; que je ne vous y laisse jamais seul; mais que je sois là toute entière, toute éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à votre Action créatrice. Ô mon Christ aimé, crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre coeur; je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!... Mais je sens mon impuissance, et je vous demande de me revêtir de vous-même, d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m'envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. Ô Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de vous; puis à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière, ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement. Ô Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe; que je lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, couvrez-la de votre ombre, ne voyez en elle que le Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances. Ô mes "Trois", mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie, ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs." 21 novembre 1904
|