ICÔNE de la NATIVITÉ

Nativité
CONCLUSION
Pour conclure cette série d'icônes, nous empruntons à Michel Quenot un extrait de son livre  L'ICÔNE FENÊTRE SUR L'ABSOLU : "Art théologique, l'iconographie est vision et connaissance de Dieu. Ni l'art, ni la théologie pris séparément ne sauraient créer une icône. L'union des deux s'impose. Fondée sur l'Incarnation, dont elle est le rappel constant, cette théologie par les formes et les couleurs rejoint par son riche contenu les autres formes de théologie. Vivant de la Tradition, l'icône permet le retour aux origines. Elle révèle un monde de beauté, d'harmonie et de paix où l'homme et le cosmos retrouvent leur état édénique. Réconcilier l'homme avec le divin, l'aider à retrouver puis à développer sa vision spirituelle, l'icône y invite humblement."

DESCRIPTION DE L'ICÔNE
L'icône de la Nativité du Christ est, de toutes les figurations des grandes fêtes, celle qui a le mieux conservé son caractère narratif. Toute la composition de l'icône gravite autour de Jésus, de cette petite lumière placée dans les ténèbres. Nous trouvons, au centre, Marie étendue devant la grotte qui rappelle la mise au tombeau et où l'Enfant-Jésus est enroulé de bandes funéraires comme dans l'icône de la Résurrection; il est couché dans une mangeoire en forme de cerceuil qui donne l'idée de la Rédemption. À gauche, il y a les Anges, premiers témoins et adorateurs, et à droite, l'annonce aux bergers.

Dans la partie supérieure gauche, les mages chevauchent dans le lointain vers la crèche, les yeux fixés sur l'étoile tout en haut. De cette étoile, un rayon rejoint le front de l'Enfant; elle fait le lien entre la divinité et l'humanité.

Le registre inférieur représente, à gauche, Joseph accablé par le doute en conversation avec le diable venu le tenter sous les traits d'un berger. À droite, le bain du Nouveau-Né préparé par deux femmes. Le paysage est composé de trois rochers, d'arbres et d'arbustres.

PAROLES BIBLIQUES
À lire et à méditer devant l'icône : Luc 2, 1-14  et   Matthieu 1, 18 - 2, 1-12

PRIÈRE
Une des hymnes les plus populaires de toute la tradition liturgique orthodoxe chante la gloire de la Théotokos qui enfante l'Être transcendant : "Il est vraiment juste de Te proclamer bienheureuse, ô Théotokos, bienheureuse toujours, tout immaculée et Mère de notre Dieu, Toi qui es plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins. Toi qui sans souillure as engendré Dieu le Verbe, Toi qui es réellement Mère de Dieu, nous Te magnifions." (Revue LE LIEN #2 1987 et #5-6 1994).

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