|
COMMENTAIRE La pauvreté évangélique n'est pas une question de richesse ou de misère, c'est une question de simplicité de vie et de don de soi par amour. Le Père a rendu visible son amour infini pour l'humanité par le don de son Fils. Jésus, à son tour, nous a fait don de sa vie pour notre salut. Il est le pauvre par excellence. Heureux les pauvres,car le royaume des cieux est à eux (Mt 5,3), nous dira Jésus. Le fondement de la spiritualité chrétienne repose sur la dépossession de soi qui ouvre au bonheur du Royaume, bonheur qu'on peut expérimenter dès ici-bas dans une liberté intérieure. Un coeur encombré est rarement heureux. De nos jours, la pauvreté évangélique prend plusieurs visages: la simplicité volontaire, le respect de la création, l'équité. Ce retour à l'Évangile, souvent non perçu comme tel, est à encourager. Toute personne qui partage ses biens, ses talents, son temps, ses expériences chemine à la suite de Jésus pauvre et poursuit l'oeuvre de la création et de la rédemption. On peut dire de l'adoration qu'elle est le sommet de la pauvreté puisqu'elle est la reconnaissance de notre petitesse devant Dieu et qu'elle nous invite au don total de nous-même, par amour pour Dieu et pour nos frères. Dans l'adoration, tout est livré, c'est vraiment "l'être pour Dieu", le "vivre pour Dieu". Demandons au Seigneur Jésus, livré et donné en partage dans l'Eucharistie, de nous façonner un coeur de pauvre et de nous disposer à l'adoration véritable. N'est-il pas lui-même le trésor pour lequel nous n'aurons jamais fini de tout quitter? |
|
Dans la vie de Jeanne Le Ber ... Jeanne Le Ber, recluse de
Ville-Marie. Les Recluses
Missionnaires.
|
| VOS
COMMENTAIRES |
| dans le quotidien... |
| Le Père Yves Girard écrit:
«La perfection consiste dans la véritable pauvreté
d'esprit, dans le complet détachement de soi-même et de
toutes choses. Quand un homme s'est complètement
dépouillé de tout ce qui n'est pas Dieu, il se trouve
dans l'essence même de la Vérité et alors la
déception et l'aveuglement ne sont pas possibles». Dans ma tendre enfance, j'entendais parfois ma mère dire: «Nous avons tout pour être heureux - sauf l'argent». Il est vrai que le bonheur parfait n'existe pas. Nous avions pourtant plus que le nécessaire: un père affectueux et travaillant, des enfants en santé. Mais pour l'enfant que j'étais, il y avait un manque, et ce manque était important parce que j'ignorais qu'il y avait pire pauvreté. En devenant mature, j'ai expérimenté que la pauvreté n'était pas que matérielle et que...
Pour ma part, la prière d'abandon de Charles de Foucauld est celle qui me recentre sur l'essentiel. Seigneur, je m'abandonne à toi. Marie-Monique |