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Jean-Jacques
Olier (1608-1657)
Fondateur des Sulpiciens
Olier demeure un des meilleurs représentants de l'École
française. Son influence a été
considérable tant auprès des laïcs et des
religieuses, qu'auprès des prêtres et des
séminaristes. En 1957, des évêques ont parlé
longuement de Olier comme curé de St-Sulpice, fondateur du
Séminaire et maître spirituel. Il a été tout
cela et bien d'autres choses encore: missionnaire, réformateur
de communautés religieuses, directeur spirituel, initiateur de
l'évangélisation du Canada. Olier et la Compagnie de
St-Sulpice sont toujours comptés parmi les fondateurs de
Ville-Marie, avec M. de Maisonneuve, Jeanne Mance et Marguerite
Bourgeoys.
Sa vie
Jean-Jacques Olier naquit à Paris en 1608, quatrième des
huit enfants d'un conseiller au Parlement de Paris. Il fit ses
études au Collège des Jésuites à Lyon, son
cours de philosophie au Collège d'Harcourt, puis sa
théologie à la Sorbonne jusqu'au baccalauréat en
théologie (1630). Son père meurt en 1631; il s'oriente
alors vers le ministère de la prédication populaire. En
1632, il se met sous la direction de M. Vincent et sera ordonné
prêtre le 21 mai 1633. Tout comme Bérulle, il pensera
à la vie religieuse, mais il comprendra que sa véritable
vocation est celle de prêtre diocésain.
Avant son ordination, Olier avait fréquenté les conférences du mardi de M.
Vincent. Il s'agrégea aux groupes missionnaires de ce dernier,
envoyés à travers toute la France. De 1634 à 1641,
il consacrera une large partie de son temps à ces missions,
moyen pour lui de renouveler l'esprit chrétien. Il rencontrera
Mère Agnès-de-Jésus qui eut sur lui une forte
influence pour son orientation spirituelle et apostolique. Elle
l'orienta vers le Père de Condren qui devint son directeur
spirituel, et elle l'invita à une véritable relation
d'intimité avec Jésus. À partir de 1638, il s'est
trouvé en profonde communion spirituelle avec Marie Rousseau. De
1639 à 1641, il subit une grande épreuve
intérieure et psychique, ressentant une totale
incapacité, assailli de scrupules, et convaincu d'être
«réprouvé». Il en fut délivré
à
Chartres.
À la demande de Condren, Olier fonda en 1641 un séminaire
à Vaugirard qui fut transféré à Paris quand
il devint curé de St-Sulpice un an plus tard. En 1645, il fonda
la Compagnie des prêtres de St-Sulpice pour la formation des
prêtres. Sollicité par de nombreux évêques,
il envoya des Sulpiciens jusqu'au Canada. Il mourut le 29 juillet 1657.
Sa
spiritualité
À tous, évêques et prêtres, Olier insuffle la
doctrine spirituelle de Bérulle. Le but premier et dernier de cet Institut
(Compagnie de St-Sulpice) sera de vivre souverainement pour Dieu dans
le Christ Notre-Seigneur de telle sorte que l'intérieur de son
Fils pénètre l'intime de notre coeur et qu'il soit permis
à chacun de dire ce que saint Paul affirmait pour son compte
avec confiance : «Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ
qui
vit en moi.»
Fidèle au
théocentrisme de l'École française, il met
l'accent sur la louange rendue au Père par le Christ,
c'est-à-dire la religion du
Christ. Olier souligne fréquemment le ministère de
louange divine des prêtres par l'Eucharistie, par l'adoration du
St-Sacrement, par l'Office divin. Son christocentrisme, contrairement
à ses deux prédécesseurs, évolue de
l'attention à l'humanité de Jésus à une
visée immédiate de sa divinité. Il contemple
l'intérieur de Jésus, ce qui échappe à la
vue, et insiste beaucoup sur sa résurrection. Le Christ ne cesse
de lui être présent, à la manière
paulinienne, comme celui en lequel il vit, et avec qui il se tourne
vers le Père. L'oraison silencieuse d'Olier sera centrée
sur Jésus:
- Jésus
devant les yeux
(adoration)
- Jésus dans le coeur (communion)
- Jésus dans les mains (coopération)
Tout vise
à laisser
Jésus venir vivre et agir en nous par son Esprit.
Une autre coloration personnelle: au cours des pires épreuves
qu'Olier a vécues, Marie demeure pour lui la mère
secourable. Il devient sensible au rôle sponsal de Marie, figure
de l'Église que le Christ a aimée jusqu'à se
livrer pour elle. En ses dernières années de vie, Olier
la voit volontiers comme l'épouse du Père. Comme il
contemple l'intérieur de Jésus, il admire
l'intérieur de Marie. Il reprend la prière de Condren qui
devient: O Jésus vivant en
Marie.
La
petite
prière de Condren
Venez, Seigneur
Jésus,
et vivez en votre
serviteur,
dans la
plénitude de votre vertu,
dans la perfection de
vos voies,
et dans la
sainteté de votre Esprit,
et dominez sur toute
puissance ennemie dans la vertu de votre Esprit
à la gloire de
votre Père.
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La
prière de Olier
O JÉSUS vivant
en Marie,
venez et vivez en vos
serviteurs,
dans votre Esprit de
sainteté,
dans la
plénitude de votre force,
dans la perfection de
vos voies,
dans la
vérité de vos vertus,
dans la communion de
vos mystères;
dominez sur toute
puissance ennemie, dans votre ESPRIT,
à la gloire du
PÈRE.
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École française
de spiritualité
1. Qu'est-ce qu'une
spiritualité?
2.
La spiritualité de
l'École française
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Historique
-
Caractéristiques
Les Maîtres:
- sa vie
3.
Pierre de
Bérulle suite
- sa spiritualité
Charles de
Condren
- sa vie
- sa spiritualité
4. Jean-Jacques
Olier
- sa vie
- sa spiritualité
- sa vie
- sa spiritualité
6. Les disciples
7. L'École
française
au Canada
- Historique
- Héritières de
l'École française:
- Marie de l'Incarnation
- Marguerite
Bourgeoys
8. Héritières de
l'École française: suite
- Jeanne Le Ber
9. Héritières de
l'École française: suite
- La communauté des Recluses Missionnaires
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