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COMMENTAIRE Le verbe grec Kenoô (vider) a donné en français le mot kénose, pour manifester le mouvement volontaire d'abaissement du Christ. Sans cesser d'être l'égal de Dieu, Christ s'incarne: c'est le premier mouvement de la kénose. Puis par obéissance à la volonté de son Père, il meurt en croix, second mouvement, scandaleux celui-ci, de la kénose. L'expression induit une double réalité, il dit l'identité: Christ devient totalement, véritablement semblable à tout être humain. Il dit aussi la différence, la singularité du chemin d'obéissance du Christ, qui conduit jusqu'à la mort sur la croix. La solidarité du Christ est totale avec tout homme et toute femme, mais lui seul vit son chemin d'obéissance jusqu'à l'extrême, pour que tout homme et toute femme aient la vie. Suivre Jésus dans son dépouillement c'est faire un choix, c'est-à-dire comme Jésus se remettre entre les mains d'un Père en qui nous croyons et dont nous connaissons l'amour pour chacun de nous. Par ce choix, notre vie devient accueil et communion au quotidien. Par ce choix tous nos chemins de croix peuvent être transformés en chemins de foi. Suivre Jésus dans son dépouillement, à travers les leçons de la vie, les épreuves et les souffrances, à travers les succès et les joies, les ténèbres et la lumière, c'est comprendre le sens de cette parole où Jésus nous dit que le détachement peut se présenter comme une merveilleuse multiplication des pains: Ceux qui ont tout abandonné pour me suivre recevront le centuple (Marc 10,28-30). Cette communion est force de vie, où nos pas s'unissent à ceux du Christ qui vit sa communion d'abandon et de dépouillement par amour pour son Père. Ainsi, dans la lumière comme dans la nuit, Jésus est présence, Il est le phare dans ma propre recherche de sens ... |
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Dans la vie de Jeanne Le Ber ...
Jésus
l'a appelée pour vivre auprès de Lui de
façon toute proche; c'est la présence de l'«Unique
nécessaire» qui lui a permis de se détacher de
toutes choses.
Jeanne Le Ber, recluse en Nouvelle France, Pierre Robert. |
| VOS
COMMENTAIRES |
| dans le quotidien... |
| Jésus est pour moi le modèle
du dépouillement. C'est lui qui nous a tracé le chemin.
Il était toujours tourné vers le Père, s'oubliant
totalement pour nous. Après seize ans d'une vie quasi retirée du monde, le Seigneur me donna un signe évident que je devais quitter cet endroit de silence et de paix et me dépouiller de mes voeux, pour revenir au coeur du monde. Il avait un autre projet pour moi. Que ta volonté se fasse sur moi et non la mienne. Je constate ici qu'en lui laissant toute la place il peut nous combler au-delà de nos espérances. Car je disais souvent au Seigneur: Comment veux-tu que je t'aime? Je ne sais pas ce qu'est aimer et être aimé. Son projet était que je rencontre une compagne qu'Il avait déjà préparée de toute éternité afin que nous cheminions ensemble vers Lui, car il n'est pas bon à l'homme d'être seul. Les dépouillements font partie de la vie. Actuellement, je me prépare à perdre mon emploi en juillet 2008, ma voiture m'a lâché (je voyage en petit scooter). Jusqu'en 2006, je pouvais assister aux célébrations eucharistiques tous les jours. En raison d'un changement d'horaire, j'en suis actuellement privé. Les forces physiques ne sont plus ce qu'elles étaient. Mais je crois que le plus difficile est de se dépouiller de soi-même, de sa volonté. La prière, l'Eucharistie, l'adoration, la confiance, l'abandon à la Divine Providence m'aident à vivre tous ces dépouillements. «Accueillir et offrir», tout est là... Jean-Marie |