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Yolande nous
dévoile la béatitude qui l'unit davantage
à l'offrande de Jésus dans l'Eucharistie.
Merci pour ce
partage !
Quelles questions d'intériorité !
"Heureux les affligés..." voilà une
béatitude qui me rejoint le plus. Chacun de nous porte sa croix,
assurément, et depuis l'enfance j'ai été
affligée par plusieurs maladies et le deuil de mes enfants
jumeaux. Chaque fois ma grande foi en Jésus venait me secourir,
me consoler car qui d'autre que Dieu peux consoler de la perte
d'enfants? Ces petits enfants qu'il aime tant laisser venir à
Lui.
C'est dans l'Eucharistie, la plus profonde communication
avec Jésus, que j'ai puisé ma force et mon
réconfort. Les paroles consolatrices de la famille semblaient
plutôt dérisoires à côté de cette
puissance eucharistique qui me transportait déjà vers
Dieu en lui remettant toute ma peine, mon désarroi et mon
impuissance. C'est la source divine qui coula dans mes veines
dès cette prise de conscience et où le meilleur
encouragement des personnes, qui m'étaient pourtant
chères, restait insignifiant comparativement à ce repas
béni de Dieu que je savourais en silence et en adoration et qui
transformait peu à peu mes inquiétudes, mes tourments et
mes révoltes en sagesse, calme et paix.
Cette béatitude "Heureux les affligés" m'unit
chaque fois davantage à l'offrande de Jésus dans
l'Eucharistie. Les épreuves continuent mais cette action de
grâce, de l'âme et de la divinité de
Jésus-Christ sous les espèces du pain et du vin, me
vivifie et se développe en moi avec le temps, ce qui transforme
mes combats perpétuels en état de confiance,
espérance, allégresse, rayonnement et douceur.
Comment remercier Jésus-Christ de ce cadeau
renouvelé à chaque communion? En vivant jour après
jour de ce ferment et en lui demandant de m'aider à accompagner
les autres à travers Lui; puisque "Heureux les
affligés...car ils seront consolés"...
Yolande V.
Pour
Lizette, c'est la béatitude "Bienheureux les pauvres de coeur"
qui la rejoint davantage. Dans cette béatitude,
précise-t-elle, Jésus ne béatifie pas une
condition sociale déplorable, négative, ni une
disposition morale par l'esprit de pauvreté. Jésus
observe et constate qu'heureux sont les pauvres qui, là devant
lui, bénéficient de l'amour gratuit de Dieu.
Personnellement,
c'est dans la maladie, la séparation et le feu que mon Dieu
caché s'est révélé. Bienheureux les
pauvres... le royaume des cieux est à eux. Le Seigneur me
disait, dans ces moments-là : Ma
fille, que rien ne te trouble, que rien ne t'épouvante, tout
passe. Moi seul, ton Dieu, ne change pas.
J'ai dû me détacher, me dépouiller et m'abandonner
(pas facile...) mais, dans la prière, j'ai compris que la pire
des pauvretés était de me nourrir de mes misères.
J'ai prié... j'ai crié et j'ai imploré le Seigneur
de m'éclairer et de me guider. Par la grâce de Dieu, mes
misères (souffrances) sont devenues une richesse au service du
Seigneur pour mes frères et soeurs en Jésus. En
m'appuyant à tout instant sur le coeur de Jésus, je
réalise que LA VRAIE PAUVRETÉ, C'EST DE S'ENCOMBRER DE
JÉSUS ! Ainsi, il n'y a plus de place pour rien d'autre
que Lui dans mon coeur.
Donner, tout donner pour suivre Jésus...
Lizette
R.
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