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Décembre 2005 |
Le silence de l'Incarnation Rien de plus grand que
Dieu qui s'est fait homme.
Rien
de plus merveilleux
que la Toute-Puissance enfouie dans cet enfant. Rien de plus lumineux que le Verbe qui prend notre language. Rien qui apporte plus d'espérance que cette Lumière qui luit au coeur de nos ténèbres. Dans le silence de la nuit, quand l'heure fut sonnée dans l'éternité, Celui qui a tout créé et sans qui rien n'était, descendit parmi les siens pour vivre parmi eux. Du Verbe qu'il était, il est devenu sans parole; lui qui gouvernait tout, s'est mis sous la conduite de sa création. Lui à qui tout appartient, il a choisi une terre et un peuple. Celui qui est la Source de toute vie et qui la maintient, s'est laissé accueillir comme don et s'est présenté dans la vulnérabilité d'une vie naissante. Il n'a pas refusé de se déposer dans les mains fragiles d'un homme et d'une femme. Il s'est fait petit, tellement petit qu'il ne s'est pas dévoilé lui-même comme Dieu, mais s'est fait reconnaître pleinement homme. Il s'était dit : Refaisons l'homme à notre image, cette fois-ci en le remodelant de l'intérieur. Toute vie suit maintenant la Sienne. La
route du bonheur ne se trouve pas dans l'éclat du pouvoir, ni
dans la splendeur de l'avoir. Le bonheur est enfoui au coeur de notre
être, car Celui qui s'est incarné sans bruit en notre
chair, a pour nom "Amour". Désormais, la vie est
éternelle puisque le temps est entré dans
l'éternité.
Ne faut-il pas entrer dans le silence intérieur pour contempler ce grand mystère ? |
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