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COMMENTAIRE Dans l'acte d'adoration, nous reconnaissons que Dieu est Dieu, Maître et Seigneur de nos vies. Au livre de la Sagesse nous lisons: Nous sommes dans sa main: nous-mêmes, nos paroles, toute notre intelligence et notre savoir-faire (Sg 7,14). Aussi, l'acte d'adoration en esprit et en vérité suscitera-t-il une seule véritable réponse de la part de l'homme: l'acte d'abandon. Dans l'abandon nous apprenons à lâcher prise et à laisser Dieu être le Dieu de notre vie. Charles de Foucauld, l'adorateur caché au désert du Sahara, le traduit bien dans sa prière d'abandon. Adorer en présence du Christ eucharistique, c'est vivre des moments intimes où nous puisons force et lumière pour poursuivre notre adoration au quotidien. L'adoration doit être vécue, nous dit le Père Pierre Van Breemen. Elle exige un style de vie. L'adoration est un «oui» exprimé avec ou sans parole au moment de la prière, mais ensuite, vécue à chaque moment du jour et de la nuit. Ainsi deviendrons-nous des vrais adorateurs tels que les veut le Père (Jn 4,23). Nous sommes faits pour adorer et notre vie trouve son vrai centre de gravité lorsque nous nous prosternons humblement devant le Dieu trois fois Saint. |
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Dans la vie de Jeanne Le Ber ... Dans la
maison de son père, Jeanne, de sa fenêtre, apercevait la
lampe du sanctuaire de la chapelle de l'Hôtel-Dieu.
Déjà à cette époque elle se prosterne
devant la fenêtre et adore Celui qui est présent dans
l'Eucharistie.
Prier à la manière de Jeanne Le Ber, S. Louise Marie Dupras, r.m. |
| VOS
COMMENTAIRES |
| dans le quotidien... |
Qu'est-ce qu'adorer sinon s'abreuver à la source de l'Amour pour y recevoir le baiser de Dieu! Quand j'ai fait cette expérience, il m'a fallu, sans trop que je m'en rende compte, me faire tout petit, prendre peu de place afin de laisser toute la place à mon Dieu trinitaire. Pour cela, j'ai dû d'abord faire silence puis entrer dans une attitude d'accueil, d'écoute et d'abandon. C'est curieux, cela s'est passé dans la nature luxuriante et généreuse, pleine de verdure et non pas devant le Saint-Sacrement, comme ça arrive souvent. Depuis ce temps, je crois qu'on peut être en état d'adoration presque n'importe où. Au début, je croyais que c'était moi qui devais être en état d'adoration. Ça été pourtant le contraire. C'est Dieu qui a eu la préséance. J'ai eu l'impression de me laisser envelopper et embrasser par un Dieu plein de tendresse, de bonté et de miséricorde. Une joie et une paix profonde montaient en moi. C'est comme si Dieu me témoignait son amour en me chuchotant à l'oreille: « Tu es beau, tu es bon, tu es capable comme moi de plein d'amour, de don, de tendresse et de miséricorde. Tu as de la valeur et ce ne sont pas tes limites que je vois en toi, mais ton potentiel d'amour qui est un réservoir inépuisable ». Je me sentis dans une pure relation amoureuse, vivifiante, fortifiante. J'ai compris que toute cette tendresse et toute cette bonté qui avaient été déversées au-dedans de moi ne devaient pas rester enfermées au-dedans de mon coeur. Ainsi, le coeur brûlant d'amour, j'ai ressenti le besoin d'aller moi-même annoncer cette bonne nouvelle à mes proches non pas en paroles mais en actes, c'est-à-dire d'être le témoin vivant de la bonne nouvelle de Jésus, le Christ. Bien sûr, je suis conscient que je ne fais pas toujours le bien que je veux faire; mais j'essaie de faire de mon mieux en offrant à Dieu mes actions bonnes ou mauvaises et en m'offrant moi-même entre ses mains afin que, «par Lui, avec Lui et en Lui», j'en vienne à faire sa volonté. Michel |